Je
poursuis la lecture des légendes du je, sélection de romans de Romain Gary/Émile Ajar (liste ci-dessous).
Je l'ai lu dans le cadre des coups de cœur de la blogosphère, défi organisé par Theoma (voir en bas de l'article).
Le livre : La promesse de l'aube de Romain Gary. Première édition en 1960. Je l'ai lu dans Romain Gary, Émile Ajar, Légendes du Je, récits, romans, collection
Quarto, éditions Gallimard, 2009, 1428 pages (pages 267-540), ISBN 978-2070121861.
L'histoire : à Vilnius après 1914, en Californie en 1960, à Varsovie dans les années 1920, à Nice dans les années 1930, à Paris en fac de droit en 1935-1938, à Salon-de-Provence
en 1938-1939, en Afrique du Nord et en Europe avec la résitance de 1939 à 1945... Alors qu'il est conul général de France à Los Angelès, il se rappelle son passé, son enfance, sa jeunesse, la
résistance, mais surtout sa mère, juive non pratiqaunte, l'absence du père, la relation de plus en plus fusionnelle avec sa mère, qui voit en lui un futur ambassadeur dès son enfance... Sa vie
pauvre à Varsovie, où sa mère est modiste, à la tête d'un atelier de confection de chapeaux. La grave maladie de Roman, qui l'entraîne à l'amener en convalescence sur la Côte-d'Azur. Le retour à
Varsovie, la crise de 1929, qui provoque la faillite. L'installation à Nice, les débuts difficile, puis l'esprit d'entreprise de sa mère qui prend le dessus, elle ouvre une pension de famille,
mais tombe à son tour malade (diabétique)... Le départ à la guerre, puis l'entrée dans la résistance dès juin 1940, en culpabilisant de laisser sa mère malade à Nice.
Mon
avis : un livre fort... un récit autobiographique... réécrit et romancé (notamment pour ce qui concerne la place du père et la minimisation de son rôle dans la résistance, rejointe dès
les premiers jours de manière roccambolesque, tentative de vol d'avion comprise). Surtout un portrait de mère hyper-possessive et étouffante. Un passage est cité dans La tête en
friche de Jean Becker (je venais de terminer le livre quand j'ai vu le film). Un livre à lire absolument dans le contexte actuel de xénophobie, de haine des autres et de retrait de
nationalité française... En 1938, Roman Kacew (futur Romain Gary, son nom de résitance adopté à l'état civil à la restauration), polonais né à Vilnius, a suivi la préparation militaire
supérieure. Mais contrairement à ses camarades, il n'est pas intégré, à l'issue des classes, comme officier. Il apprendra plus tard que c'est parce qu'il a été naturalisé trois ans avant qu'il a
été mis sur la touche, pas pour ses capacités. Nationalité à deux vitesses... Et le régime de Vichy otera la nationalité française à tous ceux qui avaient été naturalisés dans les 15 dernières
années, afin de pouvoir déporter plus de juifs (dont une bonne partie de la famille paternelle et maternelle de Gary) et de tziganes! Alors, attention aux tentations populistes, cela est en train
de revenir dans la tête de nos gouvernants!
Les titres du volume :
Je
l'ai lu dans le cadre des coups de cœur de la blogosphère, challenge organisé par Theoma dont je regroupe mes
articles sur cette page. Il était recommandé par Praline.
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