Samedi dernier, j'ai visité l'exposition Richard Rogers + architectes, présentée au centre Pompidou à Paris
jusqu'au 3 mars 2008.
Présentée dans la galerie sud du centre, l'exposition est visible de l'extérieur, les vitres ayant été, pour une fois, laissées libres de tout store. Cette exposition montre les travaux de
l'agence de l'architecte Richard Rogers, dont le centre Pompidou qu'il a conçu en association avec Renzo Piano. Elle présente aussi bien les maquettes des projets, réalisés ou non, que des
photographies, des vidéos etc. Parmi les bâtiments présentés, le palais de justice de Bordeaux, le terminal de l'aéroport de Madrid, le dôme du Millenium à Londres ou des réflexions plus larges
d'urbanisme.
par Véronique Dujardin
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Le musée national Magnin, à Dijon, est un de ces petits musées nationaux qui manquent de moyens... et qui viennent de se voir imposer le test sur la gratuité des musées entre le
1er janvier et le 30 juin 2008. La réunion des musées nationaux aimerait probablement se débarasser auprès des collectivités territoriales de ces musées, parmi
lesquels on peut sans doute compter le musée napoléon sur l'île d'Aix en Charente-Maritime ou le musée Adrien Dubouché à Limoges.
J'ai visité le musée Magnin le dimanche 27 janvier, en fin de matinée. Il y avait pas mal de visiteurs pour ce musée je pense, et une enquête sur la gratuité dans les musées (nationaux). Le musée
est installé dans un ancien hôtel particulier et présente actuellement une exposition de dessins français. Ces derniers viennent tous d'être numérisés et sont disponibles en ligne. Sur ce site, il
faut utiliser les onglets de navigation sous le titre, ce qui est limite par rapport aux normes d'accessibilité (voir ma note sur le W3C). Si vous passez dans le secteur, n'hésitez pas à entrer dans ce musée.
Une dernière petite remarque : la réunion des musées nationaux n'investit vraiment pas dans ces " petits " musées, surtout pas assez en communication. Quelques minutes après ma
sortie, je suis allée au musée des Beaux-Arts de la ville de Dijon, qui reste ouvert pendant l'heure du déjeuner. À l'accueil, un charmant jeune homme explique au couple qui me précède que les
musées de la ville de Dijon sont tous gratuits, " contrairement au musée privé qui se trouve à côté ". Quand je lui demande quel musée, il me répond le musée Magnin... à 100 m de là,
dans un milieu sensibilisé, l'agent d'accueil ne sait même pas que ce musée est un musée national et encore moins qu'il expérimente la gratuité. Où est l'erreur ?
par Véronique Dujardin
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Samedi, je suis allée voir l'exposition L'atelier d'Alberto Giacometti, collection de la fondation Alberto et Annette Giacometti, au centre Pompidou à Paris.
Il était temps, elle se termine le 11 février. Elle est présentée au dernier étage du centre et couvre un assez grand espace subdivisé en 18 salles. Les œuvres sont nombreuses, avec beaucoup
de pièces venant de l'atelier de l'artiste, de nombreux plâtres enduits de la matière grasse qui permet la fabrication du contre-moule pour les tirages en bronze. Une toute petite figurine
féminine, de deux cm de haut environ, est impressionnante, isolée seule au milieu d'une grande vitrine. Un regret cependant : pourquoi au centre Pompidou, les groupes n'utilisent-ils pas
comme dans de nombreux musées et expositions les émetteurs-récepteurs ? Cela permet d'éviter la concurrence de niveau sonore entre les groupes, et empêche aussi l'agglutination autour de
ceux-ci d'autres visiteurs, qui obstruent le passage. Et pourquoi ne pas réfléchir à des horaires réservés aux seuls groupes, pour que les visiteurs individuels puissent profiter tranquillement
des expositions ?
par Véronique Dujardin
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Vendredi en huit, au cours d’une réunion professionnelle à Dijon, j’ai eu le bonheur de visiter le musée d’art sacré et le musée de la vie bourguignonne Perrin de Puycousin sous la conduite de
Madeleine Blondel, conservatrice des deux musées installés dans l’ancien couvent des bernardines, rue Sainte-Anne.
L'entrée de ces deux musées est gratuite.
Le musée d’art sacré occupe la chapelle de l’ancien
couvent. Des visites guidées gratuites permettent de visiter des parties habituellement fermées au public : la partie haute de la chapelle et les réserves où un important programme de
conservation préventive a été mis en place pour une bonne conservation des tissus et autres objets en matières fragiles. Même si vous n'avez pas d'attirance pour les calices, chasubles et autres
objets " du culte catholique ", (comme disent les thésaurus des bases de données de l'inventaire général du patrimoine culturel), ce musée ne vous laissera pas indifférent.
Le musée de la vie
bourguignonne plaira à un public plus large. Il se compose de plusieurs espaces. Au rez-de-chaussée est présentée la collection d'ethnographie Perin de Puycousin, donnée à la ville dans les
années 1930. Cette collection a été remise en scène ici, en gradant les mannequins de la première présentation au public. J'ai adoré la réflexion sur la calligraphie... Au fil des vitrines, des
textes courrent sur les parois et sur des petits éléments qui expliquent la fonction des objets. Ainsi, le mot " mort " adopte la forme d'une flamme au-dessus d'un cierge. On retrouve
une forme de lampe à huile et de flamme respectivement pour " l'éclairage " et " domestique ", etc.
Au premier étage, diverses boutiques de Dijon, aujourd'hui fermées, ont été remontées : la biscuiterie, la pharmacie, le photographe (où on peut se faire tirer le portrait), le foureur, le
chapelier, le confiseur (avec des bocaux de bonbons !), etc. Un vrai cauchemar pour le conservateur que tous ces matériaux fragiles, mais un bonheur pour le visiteur. Les affiches mises sous
film plastique ont vraiment un aspect d'affiche, même si elles sont ainsi protégées et peuvent être changées tous les 2 mois pour éviter qu'elles ne passent à la lumière. On trouvera aussi à cet
étage les grands hommes de Dijon (et une évocation d'Eiffel, originaire de la ville, par des produits très kitchs) ou une collection de pots à moutarde, de petits objets fabriqués par les soldats
en 1914-1918, etc.
Au second étage, un petit train électrique (un TGV et son paysage, illustré aussi par de vieilles affiches de la SNCF sur Dijon) courre le long du mur du fond... et subjugue les garçons... et
leurs papas !!! On trouve aussi des modules sur les matériaux (pierre, terre, bois), une surprenante maquette de cathédrale réalisée en cahiers recyclés réalisés par les enfants de l'école
de Molesme, une salle de projection et une très belle salle pédagogique qui permet un accueil dans des conditions idéales des classes en visite.
Un musée à voir absolument si vous passez par Dijon !
par Véronique Dujardin
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