Cela faisait
longtemps que je ne vous avais pas emmenés en Grèce... Mais voilà, samedi dernier, c'était la journée annuelle des archéologues de Poitou-Charentes, à Angoulême, pendant que les officiels
allaient inaugurer le nouveau musée de la bande dessinée...
L'occasion de vous proposer une réflexion sur le thème faut-il restaurer les ruines, abordé il y a fort longtemps dans un colloque du patrimoine (et sur lequel j'étais tombée comme sujet
du grand oral du concours de conservateur, il y a déjà fort longtemps). La question se posait alors pour Oradour-sur-Glane, la restauration en tant que ruine est plus difficile que de
reconstruire, elle est aujourd'hui cruciale à Auschwitz-Birkenau... Une fondation a été créée pour tenter de sauver le site.
Mais revenons à l'archéologie. La question se pose souvent de savoir s'il faut conserver un site ou le fouiller, sachant que la fouille détruit le site, et quelles que soient les précautions
prises, les techniques de demain pourront peut-être apporter plus de réponse qu'une fouille aujourd'hui. Et une fois le site fouillé, qu'en faire ? Le détruire, c'est radical mais peut
permettre des constructions nouvelles. Le conserver en l'état, impossible. Un minimum de restaurations sont nécessaires pour qu'il reste lisible, sans se dégrader avec le temps. Cela nécessite
des moyens souvent importants au départ, puis au fil des années. Une des solutions, mal comprises souvent par le public, les riverains, les visiteurs potentiels, c'est de remblayer le site. Gros
avantage, cela évite les trop grandes dégradations et permet de prendre le temps de réfléchir à une solution différente. Et Rjodes, là dedans ? Et bien, depuis l'acropole du Mont Smith à Rhodes, une
villa/palais d'époque hellénistique est fléchée, je m'y suis donc rendue, par curiosité...
Et là, vous
tombez sur un ensemble de pierres dont l'organisation est illisible, un site complètement envahi par la végétation, sans panneau autre que le panneau d'identification... Il y a même encore la
cabane de chantier au fond. Voilà ce que donnent tous les sites archéologiques s'ils ne sont pas détruits, enfouis ou restaurés et entretenus avec de gros moyens... Nous en avons de nombreux dans
cet état en France... sans compter les morceaux de murs conservés, sans grand sens, dans des tas de parkings souterrains. Un petit sujet de réflexion pour le nouveau ministre de la culture ?
Il a de plus urgentes questions à régler, y compris pour l'archéologie et le patrimoine...
Petit récapitulatif des articles que j'ai publiés sur ma croisière en mer Égée (octobre 2008) :
-
le départ du Pirée
-
Mykonos ;
-
Éphèse, la bibliothèque ;
-
Éphèse (2) ;
-
Patmos ;
-
le port de Rhodes ;
-
les remparts de Rhodes ;
-
vieilles rues de Rhodes ;
-
l'hôpital
des hospitaliers et le musée archéologique de Rhodes ;
-
l'acropole du Mont Smith à
Rhodes ;
-
Rhodes, la
rue des Chevaliers et le Palais des Grand-Maîtres ;
- et bientôt la suite...
J'ai vu il y a
une dizaine de jours au Muséum national d'hitoire naturelle,
galerie de minéralogie, l'exposition L'or des Amériques qui s'y tient jusqu'au 11 janvier 2010. Cette exposition nous vient du musée québecois des civilisations, avec quelques
adaptations...
À Paris, elle comprend donc, dans l'ordre de la visite, au rez-de-chaussée, l'or dans la nature, de très jolis spécimens d'or natif... Au sous-sol, dans l'immense cofre-fort, l'or des dieux, des
pièces venant surtout de civilisation amérindienne. Sublime ! Enfin, dans la grande salle de la galerie de minéralogie, plusieurs modules de plus petites dimensions et avec une muséographie
beaucoup moins recherché, sur les thèmes suivants : la fièvre de l'or, les chasseurs de rêve, l'extraction de l'or en Guyane française et l'or et nous. C'est dommage, pour l'or de Guyane,
les effets néfastes et la pollution engendrée sont si mal présentés que peu de gens s'attardent à lire le petit panneau...
Les collections viennent de divers musées du Pérou, de Colombie, du Mexique, du Canada, des États-Unis, de Madrid et du Muséum à Paris...
Et si vous passez à la boutique, j'ai trouvé que les moulages n'étaient pas terribles, mais il y a un sac en tissu bio aux couleurs de l'exposition à 1,50 euro, pourquoi se priver ? Dommage
qu'il n'y ait qu'un gros catalogue, assez cher, et pas de petit journal de l'exposition.
Dans quelques jours (5, 6, 7 juin 2009), ça sera le
voir rendez-vous aux jardins. Je ne résiste
pas à vous emmener au jardin Citroën à Paris, les photographies sont du mois d'oût dernier...
Vous aurez peut-être l'occasion d'y aller un jour, il
est au sud de Paris, pas loin du grand hôpital Pompidou (un bon lieu pour s'échapper un peu si un jour vous devez vous y rendre, ce que je ne vous souhaite pas). Et désolée pour le doigt en bas
de la photo, LOL!
Et il paraît que la vue
depuis le ballon captif est superbe, je ne peux pas confirmer, je n'ai pas essayé !
Alors que le
rendez-vous aux jardins aura lieu dans une dizaine de jours (5, 6, 7 juin 2009, voir tout le programme), je ne résiste pas à l'envie de vous montrer la colline aux oiseaux à Caen, visitée l'année dernière. Ce parc
de 17 ha a été aménagé sur une ancienne déchetterie près du Mémorial. Un parc valonné, avec un petit bassin, des détours boisés et des parterres fleuris...
Si vous
allez à Caen, à plus forte raison au mémorial, faites donc un petit tour dans ce parc ! Et il faudra que je vous montre encore quelques lieux que j'ai gardés en réserve pour cette
ville...
Pour revoir quelques-uns des lieux que j'ai visités à Caen, voici les liens :
Samedi avec mon père (une petite visite chez
lui ?), nous sommes allés visiter l'exposition Hypnos, organisée hors les murs (au musée de l'hospice comtesse dans le vieux Lille) par le musée d'art moderne de Lille métropole (actuellement fermé pour
travaux), en partenariat avec lille3000, jusqu'au 12 juillet 2009. L'exposition se propose de montrer la place de l'inconscient dans lart de la fin du 19e jusqu'à la seconde Guerre Mondiale. Elle
explore la place du spiritisme (dont le mineur A. Lesage), de l'inconscient, du dessin automatique, de la psychanalyse et de Freud, notamment chez Dada et les surréalistes (dont des marionnettes
de Sophie Tauber-Harp). Une large part est faite aux artistes d'Europe de l'est et notamment tchèques. Nous avons beaucoup aimé et sommes resté un long moment (environ deux heures).
Vous pouvez avoir un bon aperçu de l'exposition et de son accrochage sur le site scènes du nord. Pour les œuvres, le site du musée d'art moderne de Lille métropole est incontournable, mais il
faut naviguer un peu, notamment en allant dans ressources puis dossier pédagogique.
Depuis Lille 2004, capitale Européenne de la culture en 2004, Lille 3000 a pris le relais en 2006 (sur le thème dominant de l'Inde) et cette année sur le thème d'Europe XXL. Pour
l'occasion, le site officiel de Lille 3000 a changé de .com en .eu, mais de nombreux sites ont gardé l'ancien lien... Voici donc le lien vers le site officiel de Lille 3000. J'ai aussi trouvé un blog et un site non officiel
qui me semble bien conçu.
Ce soir sur Arte, à 21h35, sera proposé le film réalisé par Philippe Plailly (décédé d'un accident d'ULM en cours de tournage) et Pierre-Françis Gaudry, intitulé Le génie magdalénien. Ce
film montre avant tout la frise sculptée magdalénienne (il y a environ 15000 ans) du Roc-aux-Sorciers à Angles-sur-l'Anglin, dans la Vienne, un site que je connais bien pour avoir travaillé au
sein de l'équipe d'étude.
Pour le découvrir, je vous invite à aller naviguer sur le très riche site internet officiel consacré au Roc-aux-Sorciers. Pour les plus "mordus", il y a aussi un catalogue des collections sur le site de la réunion des monuments
nationaux.
Un grand merci à Leen17, sur le blog de laquelle j'avais posté le 100e commentaire et qui m'a
envoyé un super cadeau... Un peu de patience, je vous le montrerai demain si je ne rentre pas à nouveau tard du travail...
Car ce soir, je rentre juste de l'inauguration de l'exposition La République et ses monuments aux morts en Poitou-Charentes, réalisée par la Région Poitou-Charentes et plus
particulièrement le service de l'inventaire du
patrimoine culturel où je travaille, qui sera présentée jusqu'à mi juin 2009 au Centre régional résistance et liberté (CRRL) à Thouars, où elle est accompagnée de panneaux complémentaires sur les commémorations des guerres (1870, 1914-1918, 1939-1945) et
de dossiers et visites à destination des élèves de primaire et de collège, en complément de l'offre pour les lycées que nous avions proposée. Des documents provenant des archives municipales de
la ville de Thouars sont aussi présentés.
Petit rappel, cette exposition a été réalisée en novembre dernier dans le cadre de la commémoratin du 90e anniversaire de l'armistice de
1918. Elle accompagne le livre (lien indispensable pour comprendre le sujet), Les allégories de
la République sur les monuments aux morts en Poitou-Charentes, de Charlotte Pon-Willemsen, édité comme les derniers livres de l'inventaire dans la collection des Parcours du patrimoine (comme
celui auquel j'ai participé sur la ville de Confolens) chez
Geste édition (72 pages, ISBN 978-2-84561-483-3). L'exposition, La République et ses monuments aux morts en Poitou-Charentes est
composée de 15 photographies réalisées par les photographes du Service de l'inventaire du patrimoine culturel. Elle a déjà été présentée dans plusieurs lycées et à l'IUFM d'Angoulême, elle
poursuivra sa route dans les prochains mois, l'étape au CRRL présentée dans divers lycées et mairies de la région. Vous pouvez les découvrir dans cet album photographique, comme les 72 autres monuments portant des allégories de la République (formulaire de recherche en bas de page) ou les
pistes pédagogiques...
Le 8 mai approche, n'hésitez pas à (re)découvrir ces monuments qui peu à peu ont été intégrés dans le paysage communal et auxquels l'on ne prête plus l'attention et le recueillement qu'il
conviendrait...
Ce week-end, Vavi a proposé
sur son blog le résultat du traitement de son blog par wordle net. Je n'ai pas résisté, j'ai
cliqué, rentré l'adresse de mon blog, et voici le résultat hier... qui sera différent d'un test un autre jour, apparemment, il s'agit d'un calcul à partir des mots présents sur la page en cours,
donc les dix derniers articles... Qui souhaite jouer à son tour ? De l'art ? Pas sûre, mais ils ont une jolie galerie...
Un petit clic sur l'image pour la voir en grand...
En ce moment se
tient à la maison de l'architecture de Poitou-Charentes à Poitiers, jusqu'au 20 mai 2009 (voir ma présentation ici) une exposition de photographies
de Claude Pauquet. Pour ceux qui ne peuvent pas voir l'exposition sur place, vous
pouvez découvrir ici toutes les
photographies de cette exposition réalisée dans le cadre d'une mission pour la région Poitou-Charentes. Cette exposition, paysages urbains, fait écho à celle de Marc Deneyer sur les Paysages naturels, qui vient de s'achever à la médiathèque de Poitiers et dont je vous ai déjà parlé.
Pas grand monde à
Poitiers à la manifestation en fin de matinée... Pas vraiment une manifestation d'ailleurs, un rassemblement place d'armes et un parcours de 300 mètres pour rejoindre la préfecture... Si vous
voulez vous rendre compte de la faible distance, vous pouvez voir sur ma présentation de l'hôtel de ville, la seconde photographie est prise depuis la placette devant la préfecture...
Je voulais vous parler des expositions qui ont actuellement lieu au Confort
moderne à Poitiers, un lieu de musiques actuelles, fanzinothèque et galerie de présentation d'exposition dans une ancienne fonderie qui fut ensuite un magazin d'électro-ménager (d'où le
nom...). En dehors des inaugurations et des concerts, la galerie est le plus souvent déserte... comme dimanche dernier après-midi. Je vous en ai déjà parlé à propos d'une précédente
exposition.
La première s'intitule et se termine dimanche 3 mai 2009. Il s'agit d'une installation composée de plusieurs vidéos projetées sur grand écran... et auxquelles je n'ai pas compris grand chose.
Vous pouvez découvrir ce travail de Patrik Pion et Paule Combey au Confort moderne par ce lien direct.
La seconde exposition se poursuit jusqu'au 17 mai 2009. Elle rassemble deux artistes, Michael Portnoy et David Adamo, dans des espaces bien séparés, mais sous le même titre, On se bat
toujours quelque part. Le discours qui accompagne l'exposition, notamment dans le livret, est très psychanalitique et pataphysique, j'avais bien aimé les cartes à pub qui annonçait
l'exposition, mais sur place, que dire ? Portnoy explore l'univers du jeu dans l'une des salles, dans l'autre, l'usage de nacre de coquillage m'a bien plu, les réalisations complètes
moins... Pour Adamo, je n'ai pas bien saisi le piano, le plancher de battes de base-ball (reproduit sur sa carte à pub), les haches au manche massacré, etc. Si vous voulez comprendre de quoi je
parle, je vous conseille de découvrir ce travail de Patrik Pion et Paule Combey au Confort moderne par ce lien direct. Cliquez sur les onglets numérotés pour découvrir les œuvres. Puis
revenez ici me donner votre avis en commentaire !
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