La blogosphère a l'air très calme ce
week-end... J'ouvre cet article avec une crêpe "Oncle Tom" (chocolat, noix de coco, bonbons) dégustée à la nouvelle crêperie Cornouailles de la place Saint-Sernin (au 9) à Toulouse, avec une
belle vue sur le chevet de cette splendide église, pour laquelle je vous ai déjà proposé un petit tour extérieur et quelques vues du sarcophage de Guillaume Taillefer)... Et oui, une
petite semaine ensoleillée à Toulouse, où, en plus de ma conférence, j'ai beaucoup marché (j'avais été rivée par la pluie
de ces dernières semaines en Poitou), vu plusieurs expositions, me suis aussi promenée avec des amis à Saint-Antonin-Nobleval, que j'avais juste traversé lors d'un colloque à Montauban il y a une
dizaine d'années... et où il y avait un splendide salon de livres d'artistes (papa, j'ai trouvé ton cadeau d'anniversaire, mais il ne peut pas voyager par la poste!). Je vous montre très vite le monument aux morts de Skikda/Philippeville (déplacé à toulouse
après l'indépendance de l'Algérie), vous parle aussi très vite des expositions (au muséum, au musée Dupuy, au musée Saint-Sernin) et de la Tempête vue à la Halle aux grains, le reste s'étalera au
fil des prochains mois...
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Le palais de justice
d'Angers a été inauguré en 1875 dans ces nouveaux locaux près du Mail sur des plans établis en 1863 par l'architecte Isabelle Charles-Edmond (voir le
Le fronton
comporte un groupe sculpté. Au centre trône la Justice, portant les tables de la Loi, encadrée de chaque côté de trois personnages ou groupes formés par une mère et son enfant.
La voici de plus près... La position semi allongée épouse la forme se la pointe du fronton.
Plus à droite, un homme protant un gourdin (qui rappelle celui des
Il avait été inauguré le 29 octobre 1922 à l'entrée du jardin du Mail voisin.
Il se
compose d'un groupe sculpté comprenant, du bas vers le haut, un soldat mourant, sa femme qui l'enlace et une Victoire qui domine, installé sur un haut piédestal qui porte l'inscription " A LA
GLOIRE / DES ENFANTS D'ANGERS ET DE D’ANJOU / COMBATTANTS DE LA GRANDE GUERRE 1918 ".
Voici de plus près l'ensemble du groupe scupté. Les plâtres préparatoires de la tête du Poilu mourant, le buste de la Victoire et l’Angevine ont été déposés par le musée
de Tours au
Il porte la double signature de " Desbois / et / Grégoire", Jules Desbois (
Le
fondeur est Alexis Rudier, de Paris, dont on peut voir aussi la marque "Alexis RUDIER / Fondeur. Paris"..
Quand on tourne, on
voit le mouvement aérien de la Victoire, qui semble flotter dans l'air au-dessus de la femme penchée sur son mari, le Poilu mourant.
De dos, désolée, à
contre-jour, on voit le mouvement "enroulant" de la Victoire.
Le
mouvement de la superposition des trois personnages est très fort...
Voici un détail de la tête de la femme du soldat, qui porte une coiffe angevine.
...illustration de ce texte du général de Gaulle inscrit juste au-dessus : "La Résistance s'est accrochée / sur la pente à deux pôles / qui ne cédèrent point : / l'un
était le tronçon d'épée / l'autre, la pensée française / 31 octobre 1943".
De l'autre côté se trouve l'inscription "à ses soldats sans uniforme / 1940 Niort 1945". Sur le socle sont gravés les noms des réseaux et mouvements de la résistance. Sur
ces photographies de détail on voit bien la main, l'épée cassée et la flamme.
Il est signé "J. DULAU prix de rome & KLOTZ / SCULPTEURS", pour Jacques Victor Dulau (Dax, 1918-1973, second prix de Rome en 1948) et Klotz. Sa première pierre a été
posée le 11 novembre 1949.
Voici quatre autres lieux de mémoire lié à la résistance. Juste en face du monument, sur le rebord du muret, une inscription (en haut à gauche). Tout près, dans la rue
d'Alsace-Lorraine, la maison qui a abrité la Gestapo, avec une plaque commémorative (A la mémoire des patriotes / victimes de la Gestapo / qui sévit dans cet immeuble / durant l'occupation", en
bas à droite). Juste un peu plus loin, sur la façade de l'ancien grand café (aujourd'hui une banque), une plaque rappelle que de jeunes niortais, dont Maurice Schumann, y ont entendu l'appel du
18 juin, dont le texte est inclus en lettres de bronze (en bas à gauche). Encore plus loin (en haut à droite), près des anciennes casernes Chanzy qui accueillent depuis 2007 le conseil général
des Deux-Sèvres, cet autre monument composé de plaques apposées derrnière une fontaine.
Enfin, à la gare, non pas une plaque comme dans de nombreuses gares mais un véritable mémorial en tête du quai A.
Jusqu'au 2 juillet 2012, le
Cet article entre dans le cadre du
Jusqu'au
15 juillet 2012, le
Le
Après
vous avoir montré le monument à Eugène fromentin, voici le second monument réalisé par Ernest [Henri] Dubois (Dieppe, 1863 - Paris, 1930) à La Rochelle, la statue de Jean Guiton devant l'hôtel de
ville. Mes photographies datent du 25 juin 2011, c'était un samedi et il y avait des voitures pour un mariage... La statue en bronze de Jean Guiton est posée sur un haut socle.
Jean Guiton, armateur, fut le maire de La Rochelle lors du siège de 1627-1628 (maire à partir de mars 1628, né en 1585 et mort en 1654). Le torse bombé, il semble défier le roi de France.
Il faut dire que ce siège, ordonné par Louis XIII et commandé par Richelieu, a duré plus d'un an, du 10 septembre 1627 au 28 octobre 1628. La Rochelle, dernière place forte tenue par les
protestants après les guerres de religion, recevait de la mer de l'aide des Anglais. Richelieu décida d'y mettre fin. Le siège s'est mal terminé par la rédition de la ville où il ne restait plus
que 5500 survivants sur 28.000 habitants au début du siège (pour en savoir plus, lire ce
Sur le socle, une inscription "A / Jean Guiton / maire 1628" et un relief peu marqué, difficile à voir par cette journée très ensoleillée, représentant la ville de La
Rochelle.
C'est peut-être un peu mieux avec une lumière un peu plus rasante. On distingue la ville au fond et les canons au premier plan.
Avant de revenir à la statue, voici la signature de Ernest Dubois. Le monument fut inauguré en octobre 1911. New-Rochelle, aux Etats-Unis (et surtout sa banque) participa au financement de
ce monument.
Donc,
notre fier Guiton serre le point droit et s'appuie de la main gauche sur son épée. Il porte un manteau (genre cape) par dessus sa cuirasse...
... manteau qui vole au vent toujours présent à La Rochelle...
Une petite vue rapprochée de ce visage décidé, moustache et barbe bien taillées... Il faut dire que Jean Guiton refusa de laisser sortir de la ville les femmes et les enfants affamés par le
siège... et quand il céda enfin, les assiégeants refusèrent de les laisser passer et ils moururent dans le no man's land entre la ville et les assiégeants.
Cette année, je ne suis pas allée au festival international de la bande dessinée d'Angoulême (revoir ici l'édition le festival 








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