Jeudi soir, je suis allée voir Bienvenue chez les ch'tis de Dany Boon (qui joue aussi Antoine, le facteur et carillonneur), avec un super Kad Merad dans le rôle de Philippe Abrams,
directeur de poste muté pour cause disciplinaire de Salon-de-Provence à Bergues dans le Nord. Vous avez dû soit le voir, soit en entendre parler... Ça m'a bien plu, je pense quand même que pour
les non-ch'tis, tout n'est pas compréhensible.
Je voudrais en revanche à nouveau protester contre le propriétaire de la salle CGR du centre-ville de Poitiers. Pour la séance de 19h, au lieu d'ouvrir la caisse vers l'extérieur du hall, ils
avaient ouvert celle près du guichet de friandises, à vous ensuite de remonter la deuxième queue de ceux qui ont des billets en vous faufilant entre les ceux qui attendent leurs billets. Ensuite,
patience, d'abord dans la queue, puis dans les escaliers, entrée, 10 minutes après l'heure prévue du film, dans une salle très sale (pop corn sur les sièges et par terre) et qui sentait très
mauvais (sueur après une journée bondée, sans aération !). À 20 h05 enfin, le noir, et enfin une bonne surprise, pas de publicité... À la fin, à nouveau comme lundi dernier un profond mépris pour les œuvres,
en rallumant la salle pendant le génrique, alors même qu'ici, le générique est accompagné d'une sorte de making-off du film. Scandaleux !
par Véronique Dujardin
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Ce jour était un peu particulier. Il y a juste un an, avec mes parents, j'allais voir La Môme au cinéma du Grand-Bornand (encore une des " dernières fois " avec maman.
Impossible de ne pas y penser, surtout avec le César et l'Oscar reçus ce week-end par Marion Cotillard). Ce soir, papa allait au cinéma avec des amis à Lille, voir Bienvenue chez les
ch'tis, pas encore sorti ici. Alors, malgré les critiques très variables (film très bon ou très mauvais), je suis allée voir Paris de Klapisch. J'ai ADORÉ ce croisement de petites
scènes ordinaires de la vie parisienne et du Camerounais qui cherche à rejoindre Paris... Fabrice Luchini est extra en prof d'histoire de l'urbanisme à la Sorbonne, avec ses états d'âme. Pour une
fois, il n'en fait pas trop, et la scène chez le psychanaliste vaut vraiment d'aller voir ce film. Romain Duris en malade en attente de greffe du cœur et sa sœur, Juliette Binoche, assistante
sociale, sont irrésistibles.
Juste un regret, qui concerne l'exploitant de la salle (CGR) : je trouve que c'est vraiment un manque de respect aux œuvres que de rallumer la lumière avant la fin du générique.
Heureusement, d'habitude, je vais en salle d'art et essai, où on peut voir le générique jusqu'à la fin.
par Véronique Dujardin
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Je rentre juste du cinéma, où Elle s'appelle Sabine de Sandrine Bonnaire passait à 20h. J'ai été assez déçue, car je n'ai pas vu la différence avec la version qui était passée il y a
quelques mois sur France 3. Si la première vision m'avait touchée, cette seconde projection m'a semblé un peu longue, surtout met parfois mal à l'aise, un peu dans le rôle du voyeur passif face à
ces cinq handicapés mentaux (oups : le terme politiquement correct est personne en situation de handicap / polyhandicap), dans leur foyer d'accueil en Charente. Si vous aviez raté la
projection à la télé, allez y, sinon, vous pouvez vous dispenser de revoir ce film.
par Véronique Dujardin
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Hier soir, je suis allée voir le film Garage, de Lenny Abrahamson. A priori, d’après les critiques et présentations du film, c’était une histoire assez banale, et un bon film,
primé à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes en 2007. Dans un village d’Irlande, qui se morfond autour de son pub, le garage est tenu par Josie, “ l’idiot du village ” ou, en terme
politiquement correct, polyhandicapé léger (handicap mental léger associé à un problème de motricité fine et de hanche). Tout le monde se moque plus ou moins gentiment de lui, jusqu’à ce que le
patron lui adjoigne un adolescent pour l’aider à ouvrir le garage tard le week-end.
Au deuxième tiers du film, des ronflements ont retenti dans la salle… Juste avant l’avant-dernière scène. Qui aurait mérité un avertissement préalable. Piégé, submergé, Josie décide de mettre fin
à ses souffrances, comme plus tôt un de ses “ amis ” qui avait tué une portée de jeunes chiots en les noyant. Lentement (comme tout le film), sur fond de musique douce, il enlève
soigneusement ses chaussures, ses chaussettes et sa casquette. Puis entre lentement dans la rivière.
Pour les personnes suicidaires, cette scène peut apparaître comme la justification de leur éventuel passage à l’acte, la confirmation que le suicide est la fin de leurs souffrances. En tant que
proche de personne suicidée récemment, j’ai pris cette scène comme une grande violence… qui a ravivé ma propre souffrance.
par Véronique Dujardin
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