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La blogosphère a l'air très calme ce
week-end... J'ouvre cet article avec une crêpe "Oncle Tom" (chocolat, noix de coco, bonbons) dégustée à la nouvelle crêperie Cornouailles de la place Saint-Sernin (au 9) à Toulouse, avec une
belle vue sur le chevet de cette splendide église, pour laquelle je vous ai déjà proposé un petit tour extérieur et quelques vues du sarcophage de Guillaume Taillefer)... Et oui, une
petite semaine ensoleillée à Toulouse, où, en plus de ma conférence, j'ai beaucoup marché (j'avais été rivée par la pluie
de ces dernières semaines en Poitou), vu plusieurs expositions, me suis aussi promenée avec des amis à Saint-Antonin-Nobleval, que j'avais juste traversé lors d'un colloque à Montauban il y a une
dizaine d'années... et où il y avait un splendide salon de livres d'artistes (papa, j'ai trouvé ton cadeau d'anniversaire, mais il ne peut pas voyager par la poste!). Je vous montre très vite le monument aux morts de Skikda/Philippeville (déplacé à toulouse
après l'indépendance de l'Algérie), vous parle aussi très vite des expositions (au muséum, au musée Dupuy, au musée Saint-Sernin) et de la Tempête vue à la Halle aux grains, le reste s'étalera au
fil des prochains mois...
Brodstitch a organisé un SAL express en cinq étapes cette semaine, une étape par
jour... Voici les quatre premières étapes...
... et celle livrée ce matin, brodée au réveil... Non, je blague, brodée hier en faisant attention aux symétries... Et voilà la première face d'un biscornu, chute de toile Aïda vert pâle (7
points/cm) et chute de fil rouge sans numéro...

Un album trouvé au hasard dans les bacs de la médiathèque, à la recherche de BD avec une auteure (défi Libérez les femmes artistes et leur crayon du placard, proposé par Audouchoc.)... Pas
facile, la parité en BD!
Le livre : Les petites prouesses de Clara Pilpoile, tome 2, Viva Las Vegas de Anne Simon (dessin et scénario), Delphine Chédru (couleurs), collection Poisson pilote,
éditions Dargaud, 2008, 46 pages, ISBN
978-2-205-06035-5.
L'histoire : on ne sait pas quand, pas trop où, dans un casino en rase campagne quelque part en Deux-Sèvres pour la seconde partie de l'album. Clara Pilpoile, écrivain public (au
féminin, ça donne quoi?), doit écrire la biographie de madame Populo. Celle-ci lui propose un voyage tous frais payés avec ses vieilles amies un peu folle à Las Vegas... Un étrange casino dans un
coin perdu...
Mon
avis : je ne suis pas du tout entrée dans cet univers, ni dans le scénario, ni dans lhumour supposé, ni dans le graphisme de l'album... Je ne testerai pas d'autres titres de cette
auteure...
Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l'invisible. Mes chroniques
BD sont regroupées dans la catégorie pour
les BD et par auteur sur la page BD dans
ma bibliothèque.
Trop de vent à Poitiers cette nuit, la dépose de la grande passerelle est reportée de 24h, la grue a été repliée, le trafic SNCF est rétabli pour la journée, uisqu'ils n'ont rien non plus à broyer... Nouvelle tentative prévue ce soir (18 mai 2012).
J'en suis arrivée à la moitié du devant de ce pull (modèle de Fait main hors série n° 28, spécial tricot du printemps 2012), j'ai fait la photographie avec ce qui est déjà tricoté... Allez, encore une bonne moitié de devant à tricoter, puis le col et l'assemblage...
Un pull de printemps pour moi, tricoté en 3,5 avec 9 pelottes de laine achetée à Angoulême avec Emmanuelle / le Marquoir d'Élise, qualité Calzetteria (70 % de laine et 30% de polyamide).
Toutes les étapes de ce pull:
A Parthenay, dans le nord des Deux-Sèvres, se trouve un monument au mort entre la gare et le centre-ville, pour les morts de Parthenay (je vous le montrerai porchainement), et un autre, dont il est question ici, dédié aux instituteurs des Deux-Sèvres morts pour la France, situé devant l'ancienne école normale d'instituteurs, devenue collège du Marchioux.
Ce monument est un concentré de symboles républicains. Le plâtre préparatoire a été dessiné par Charles Sabouraud, ancien élève de l'école normale, et réalisé par un sculpteur espagnol qui
habitait à Parthenay. Le monument se compose d'un haut socle formant un pobélisque trapu, devant lequel s'appuie une femme et sur lequel se dresse un coq sur un sphère. La femme est une allégorie
de la République, coiffée ici d'un chignon, vêtue à l'Antique, pieds nus, encadrée d'une épée et d'un bouclier.
On voit mieux sur ces deux photographies, la République est représentée dos au paasant, épolrée, les deux main en appui contre l'obélisque qui porte sur ses côtés le nom des instituteurs des Deux-Sèvres morts pour la France.
Sur ce détail, vous voyez le visage tourné légèrement sur le côté, à la fois triste mais comme apaisé de la République, le drapé de son vêtement dégage son bras droit, nu, en appui
sur l'obélisque. Elle est coiffée d'un chignon très soigné.
A droite de la République est posé son bouclier. Vous voyez mieux sur ces détails le drapé de son vêtement. En bas, vous remarquerez son pied gauche nu, légèrement en recul et en appui sur la pointe, ce qui donne un certain mouvement à cette représentation.
A gauche de la République est posée une grande épée. Sur les faces latérales sont sculptées des branches de chêne entrecroisées.
Sur les faces latérales sont sculptées deux symboles républicains.Sur la photographie de gauche (face droite de l'obélisque quand on fait face à l'école), on reconnaît, sur un fond de une couronne végétale (chêne et laurier mêlés), la croix à cinq branches de la Légion d'honneur qui renferme dans le médaillon central le profil de la Fépublique de 1870 sous les traits de la la déesse Cérès. Sur l'autre face (photographie à droite, à gauche sur le monument) a été figurée la croix de guerre, à quatre branches avec deux épées entrecroisées et un profil de Marianne portant le bonnet phrygien dans le médaillon.
Au sommet de l'obélisque, un coq (gaulois, symbole de force) se dresse sur une sphère devant laquelle se trouve un rameau de laurier.
Vous trouverez d'autres informations sur cette oeuvre dans le Parcours du patrimoine consacré aux monuments aux morts avec une allégorie de la République, et dans le dossier documentaire réalisé par le service de l'inventaire du patrimoine culturel de la région Poitou-Charentes).
Ca y est, la phase critique du démontage de la passerelle des Rocs ou grande passerelle est pour ce grand
week-end. [Rappel: cette passerelle, gérée par la communauté d'agglomération, qui relie Poitiers ouest au centre-ville, était réservée aux piétons et aux vélos, elle donnait des signes de
faiblesse importants, elle sera remplacée par un viaduc ouvert aussi aux bus].
Grande pagaille en vue en gare de Poitiers et pour les voyageurs qui d'habitude ne font que traverser sans s'arrêter, d'autant plus que la SNCF va en profiter pour faire des travaux aussi entre Niort et La Rochelle...
Quand je suis partie à Toulouse la semaine dernière, une partie des voies pour les trains de marchandises était déjà démontée et une petite grue mise en place pour installer la grosse grue qui lèvera les deux travées qui traversent les voies des trains de voyageurs, la dernière travée, au fond, sera démontée pendant le week-end du 6 au 8 juin 2012.
Donc à partir de ce soir 17 mai 2012 et jusqu'à dimanche en milieu de journée, la plupart des trains et TGV venant de Bordeaux à destination de Paris s'arrêteront à Poitiers (une petite dizaine pourra passer sur les trois jours, sans arrêt, sur une voie latérale). De là, les voyageurs seront transférés en bus au Futuroscope, cela prend environ 20 minutes en bus, mais il faut compter le temps de descendre les gens des trains, monter dans les bus, aller au Futuroscope, reprendre les trains... Les voyageurs venant de Paris feront la même chose, terminus Futuroscope, bus, reprise des trains à Poitiers. Et pour ceux qui vont à La Rochelle, il n'y aura que quelques bus à la place des trains...
S'il ne pleut pas trop, je ferai quelques photographies, pas de la phase de dépose des travées en elles-mêmes, cela devrait intervenir en pleine nuit (annoncé vers 1h du matin les deux nuits concernées)! Deux piliers doivent aussi être déposés ce week-end. Courage, encore une grosse année de travaux et le nouveau viaduc sera en vue... En attendant, la grue est en place... Les deux photos sont d'hier en début de soirée, celle de gauche depuis les quais, celle de droite depuis le dernier étage du parking Toumaï. Elle est bien stable sur la plateforme stabilisée construite à la place des rails pour les opérations des prochains jours... On ne la voit pas sur la photographie, mais la pince broyeuse qui va découper en petits morceaux au sol les éléments déposés est aussi prête à entrer en action... La suite au prochain épisode, si tout va bien (il y a une dizaine de jours, le 5 mai 2012, la chute d'un pont SNCF en construction à Bayonne a fait deux blessés et interrompu plusieurs jours le trafic SNCF sur le pont voisin), j'ai réservé la case de dimanche midi pour vous mettre le reportage.
Pour revoir les épisodes précédents...
- la démolition de la passerelle et de la maison Rolland
- la mise en place d'échafaudages sur les derniers piliers
Mise à jour vendredi matin (18 mai)
Trop de vent à Poitiers cette nuit, la dépose de la grande passerelle est reportée de 24h, la grue a été repliée, le trafic SNCF est rétabli pour la journée, uisqu'ils n'ont rien non plus à broyer... Nouvelle tentative prévue ce soir (18 mai 2012).
Un livre prêté avec quelques autres (dont je vous parlerai prochainement) par une amie quand elle a vu que je participai au défi sur le monde arabe organisé par Schlabaya... Elle se reconnaîtra... et je lui souhaite bon courage dans la
réparation de sa fracture... Les béquilles ne seront bientôt qu'un lointain souvenir...
Le livre : La mémoire mutilée de Mohamed Cherid, éditions Edilivre, 2008, 156 pages, ISBN 9782812102882.
L'histoire : à Fodda (dans la wilaya de Chlef en Algérie) et dans ses environs, disons des années 1930 à après 1980, il y a assez peu de repères chronologiques, les tremblements
de terre de 1954 et 1980, la période coloniale, la guerre de libération (mais pas la période noire des attentats des années 1990). Alors que son grand-père vient de mourir, le narrateur se
souvient des événements qui ont marqué la vie de sa famille, mariages, enterrements, maladies, naissances, mais aussi les études, leur abandon. En tant qu'aîné, il fallait aider la famille à
vivre, il est devenu instituteur après une brève formation pendant un été...
Mon
avis : un beau texte, avec même un poème intercalé à la fin du chapitre 6. Le récit ne se fait pas dans l'ordre chronologique, mais dans celui de la mémoire du narrateur, qui les
restitue dans le désordre... La guerre de libération (plaçons nous du côté du colonisé, pour une fois...) est surtout vue à travers des faits de petite et grande résistance au quotidien, comme
cette femme qui fait passer des fonds en scotchant les billets dans les langes d'un bébé... L'indépendance, proclamée le 5 juillet 1962, est assez peu évoquée, il est même parfois difficile de
savoir si l'on se place avant ou après cette date. De la période après l'indépendance ne se distingue vraiment que le tremblement de terre de 1980 et ses destructions.
Sinon, à nouveau, un livre avec beaucoup trop de coquilles qui rendent parfois la lecture incompréhensible ou qui la ralentissent, avec le sens de la phrase qui n'apparaît pas au premier abord...
Ainsi, systématiquement, il y a "prés" pour "près", "dés" pour dès". Quelques autres exemples au fil des pages:
- page 86 : "j'étais le premier enfant a été [pour: à être] scolarisé";
- page 103 : "très préoccupé pas [pour: par] l'état de santé";
- page 123 : "les brèches par lesquelles pénétraient [pour: pénétrait] l'eau".
Ma vache... ou
plutôt mes
vaches avec un abécédaire dans le rouge que j'aime, sont revenues du salon 2012 Nans-sous-Sainte-Anne... accompagnée de plein de merveilles : la grille créée spécialement pour le salon par
Marie-Thérèse Saint-Aubin / MTSA, signée par l'auteure (vous pouvez la voir déjà
brodée chez Brodstitch) et de
cartes avec le même motif, d'une vache accompagnée de son sapin en bois (je pense qu'ils vont intégrer la finition de la broderie), une manique et la panière assortie en tissu. Merci à Marlie , aux exposants qui ont offert ces cadeaux et aux organisateurs du salon! Et allez voir chez elle,
elle a commencé à montrer les 70 projets reçus pour le concours!
Je vous avais montré les détails...
- un petit morceau du contours
- un premier abécédaire, un deuxième abécédaire et de petits motifs tirés de Broderies au point de croix et traditions en Alsace de Fabienne Bassang
- une vache à lire tirée des Broderies à lire, de Battybat (Cécile Dourlens), dans laquelle je vous ai déjà montré un loup et sa finition, la grenouille et sa finition en trousse, l'abeille offerte lors de la sortie du livre
- deux premières vaches qui entourent un vacher, et aujourd'hui deux autres vaches précédées de celui-ci, tous tirés de Les poyas à broder et à coudre de Bernadette Baldelli
- la vue d'ensemble
- et bientôt la finition
Vous pouvez aussi revoir le motif brodé inspiré des bannières de Cluny terminé en trousse à deux compartiments pour le concours d'idées de Nans-sous-Saint-Anne en 2011 et les cadeaux reçus en 2011.
Le palais de justice
d'Angers a été inauguré en 1875 dans ces nouveaux locaux près du Mail sur des plans établis en 1863 par l'architecte Isabelle Charles-Edmond (voir le dossier
d'inventaire général). Le monument
aux morts a été déplacé juste devant en 1988. L'architecture joue sur la monumentalité de l'ordre classique, monumentalité renforcée par la présence de marches, dispositif très fréquent pour
les palais de justice de la seconde moitié du 19e siècle.
Le fronton
comporte un groupe sculpté. Au centre trône la Justice, portant les tables de la Loi, encadrée de chaque côté de trois personnages ou groupes formés par une mère et son enfant.
Sur la gauche, une femme tient tendrement enlacé son petit enfant nu, debout.
La voici de plus près... La position semi allongée épouse la forme se la pointe du fronton.
Plus à droite, un homme protant un gourdin (qui rappelle celui des sauvages des armoiries de l'hôtel de ville de Niort. A ses pieds, une femme éplorée, il pose
sa main droite sur son épaule, la mère soutient le corps d'un enfant qui semble mourant sinon déjà mort...
Au centre donc trône la justice... Assise sur son siège, vêtue à l'Antique et les pieds nus, elle tient les tables de la Loi.
Voici de plus près la justice et les deux personnages qui l'encadrent.
Sur la partie droite du fronton, une femme tenant une épée est assise un peu plus bas que la justice sur son trône. Devant elle se tient un homme barbé, visiblement pieds et mains liés. Il est devant une mère et son enfant qui semblent dormir, à moins qu'il ne s'agisse plutôt de ses victimes décédées.
Pour l'anniversaire de Zazimuth, j'ai choisi cette année de lui préparer un ensemble pour voyager... J'ai décidé de
m'inspirer essentiellement de Créations futées pour mes voyages de Cécile Pouget aux éditions Dessain et Tolra, 2005, dans lequel j'ai déjà pioché un damier pour Véro bis...Après la ceinture de voyage, voici le masque de voyage... Je l'ai
réalisé avec deux épaisseurs de jean's (découpé dans un vieux pantalon) et du côté des yeux, un morceau de polaire, comme ça, c'est tout doux. J'ai cousu à la machine les trois épaisseur de tissu
à l'endroit, mais j'ai cousu le biais à la main. J'ai mis deux élastiques au lieu d'un, cela permet de ne pas comprimer les oreilles, pour plus de confort... Et à l'extérieur, j'ai brodé cette
paupière, comme je l'avais vu dans Idées maison magazine, n° 8, février-mars 2012.
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